Une économie inclusive et des emplois de qualité pour WSL

Notre commune compte plusieurs pôles d’activités économiques et commerciales : l’avenue George Henri, la place St Lambert, le shopping de Woluwe, mais également les environs de l’hôpital St-Luc et du campus de l’UCL ou de nombreux immeubles de bureaux à l’est de la Commune.

La création de profit économique n’est pas une fin en soi, mais un moyen de faire profiter nos concitoyens de la redistribution de ces richesses. Nous demandons le développement d’une politique commerciale locale allant dans ce sens.

L’emploi et le pouvoir d’achat sont aussi au cœur des priorités des citoyens, raison pour laquelle nous voulons favoriser l’emploi durable et de qualité et le développement d’activités économiques sur le territoire communal.

Réduire les inégalités, garantir des revenus permettant de vivre dignement à tout travailleur, accroître le bien-être et la prospérité de tous, promouvoir l’égalité des chances, lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale, favoriser l’esprit d’entreprendre, stimuler la création d’emplois durables dans la Commune, ce sont des priorités pour nous.

Une Place St-Lambert et une avenue George Henri « branchées »

Les travaux de la Place St-Lambert touchent à leur fin, mais ils nous laissent un goût amer, comme à de nombreux commerçants et riverains.

En ce qui concerne la Place St-Lambert, nous proposons de :

  • continuer à y organiser les activités de type « marché » ou « brocante » pour faire revenir les habitants sur la place, après les dernières années de travaux ;
  • La rendre régulièrement piétonne le dimanche et y organiser des activités conviviales et accessibles à tous. Envisager un « repair marché» en partenariat avec les ateliers de la rue Voot où les habitants de la commune pourraient faire venir réparer leurs objets hors d’usage à petit prix ; envisager des rencontres régulières avec les élus locaux qui pourraient être interpellés sur la politique communale, dans le cadre d’une sorte d’Agora citoyenne ;
  • Établir un partenariat avec brussels (anciennement Atrium), l’agence publique bruxelloise en faveur de la politique commerciale pour établir un diagnostic de la zone et proposer des solutions pour redynamiser la place ;
  • Développer une vie nocturne conviviale, respectueuse des riverains, sur la Place St-Lambert, en tenant compte des nouveaux aménagements. La Maison des associations pourrait être exploitée pour devenir un café convivial et accessible à tous (avec des heures d’ouverture respectueuses des habitants).

Une étude complète sur l’avenue George Henri a été commanditée par la commune. Sur base de cette étude, nous proposons un plan enfin solide et révolutionnaire pour :

  • Promouvoir, dans la mesure du possible, l’installation de commerces de services de proximité, offrant des prestations accessibles aux habitants et visiteurs de la Commune ;
  • Étudier les impacts de l’aménagement d’un parking sous la Métairie Van Meyel car l’espace actuellement utilisé est une voie d’accès à plusieurs classes des écoles avoisinantes. La sécurité de nos enfants est la plus importante et le réaménagement doit également être conditionné à des aménagements plus importants pour les piétons et les cyclistes (trottoirs plus larges, moins d’emplacements de parking en rue, etc.) ;
  • Privilégier, à la Métairie, des aménagements qui rendent le bâtiment accessible aux jeunes.

Il est urgent de trouver des solutions pour fluidifier la circulation sur le tronçon entre Meudon et Degroof, car elle est trop souvent entravée par les livraisons, nous proposons de :

  • Lutter contre les bâtiments inoccupés et les étages vides au-dessus des commerces, notamment par la mise en place d’incitants positifs comme les primes à la rénovation et le soutien aux pop-up stores (magasins éphémères) ;
  • Systématiser l’utilisation des étages des commerces acquis par la Commune pour des logements à prix modérés, accessibles aux plus modestes, en assurant la continuité de la politique de préemption communale ;
  • Aménager le Square Meudon sous la forme d’un espace non privatif, avec un lieu de convivialité partagée ;
  • Soutenir le commerce de proximité et l’artisanat local grâce à  une aide aux associations de commerçants pour leur permettre d’agir efficacement, notamment en termes de communication vis-à-vis des clients et des services d’appui à leurs membres ;
  • Mieux informer et dédommager les commerçants dont l’activité est réduite en raison de travaux de voirie ;
  • Réduire la nuisance économique des travaux, via une coordination effective de ceux-ci et la réduction maximale de leur durée et leur fréquence, via une signalisation claire, avec des itinéraires pour les divers types de transport et un plan de stationnement adapté ;

Une économie locale créatrice d’emplois de qualité

Pour développer l’économie locale, réduire au mieux les barrières à l’entrepreneuriat et créer plus d’emplois de qualité, nous proposons de :

  • Faciliter l’accès à toute l’information dont un entrepreneur a besoin, par la promotion des outils existants, la mise en place d’un point de contact unique au sein des services, en lien avec les acteurs économiques existants (comme par exemple le 1819.brussels). L’entrepreneur aura ainsi une réponse à toutes ses questions pratiques de base et sera orienté vers les dispositifs régionaux et fédéraux adéquats, dont les aides financières et les moyens d’accompagnement ;
  • La généralisation des clauses éthiques, sociales et environnementales pour des marchés publics durables et de proximité, en jugeant notamment les entreprises et les indépendants candidats sur la « réparabilité » du bien et sur les effets retours pour l’économie locale. Il s’agit, par exemple, des marchés publics de vêtements de travail qui devraient intégrer des clauses adéquates de respect des droits de l’homme ou encore de l’exigence de favoriser les circuits courts pour les cantines scolaires ;
  • Le recours systématique par la Commune à l’application informatique Digiflow, qui est une mesure de simplification administrative importante pour les entrepreneurs, en particulier pour les PME, TPE et indépendants ;
  • Une assistance administrative aux entreprises et indépendants ayant peu ou pas d’expérience en marchés publics, afin de répondre à leurs questions pratiques et les rendre aptes à y participer ;
  • Favoriser le développement de l’économie sociale, par le partenariat avec les entreprises d’économie sociale ou protégée (comme le TWI, avenue George Henri ou les Ateliers de la rue Voot) pour développer de nouvelles initiatives économiques locales, comme la garde d’enfants, les coopératives alimentaires citoyennes, les coopératives de producteurs locaux et les coopératives immobilières ;
  • La mise à disposition de biens sous-utilisés par la Commune, comme des locaux ou du matériel communal, aux entreprises d’économie sociale ;
  • Le soutien aux circuits courts, notamment pour la fourniture des cantines scolaires ;
  • L’insertion professionnelle de travailleurs peu qualifiés par la création d’entreprises d’économie sociale qui proposent des services de première ligne (aide-ménagère, service de cuisine de collectivité, etc.) ;
  • Profiter des nombreuses opportunités offertes par les appels à projets régionaux ou même européens pour faire de WSL une commune innovante au profit de ses citoyens.

Notre commune accueille également un pôle important de recherche et d’activité économique : le campus de l’UCL et de l’hôpital St Luc.

Nous hébergeons, par exemple, un incubateur qui est une véritable pépinière de jeunes entreprises innovantes. Nous demandons un contact privilégié avec ces entreprises pour mieux les intégrer à la vie de la commune, par exemple comme fournisseurs potentiels de services.

Les espaces de coworking ou les « centres d’entreprises » fleurissent à Bruxelles. La commune pourrait également envisager d’ouvrir un espace similaire où nos habitants pourraient venir y travailler occasionnellement (un bon moyen de limiter la pression automobile). Cela pourrait également être un excellent moyen d’attirer des personnes qui pourraient ensuite faire vivre notre économie locale.

Un soutien efficace lors de la recherche d’un emploi

Le taux de chômage au sein de notre commune est inférieur à la moyenne régionale (12,6% vs. 20% en 2016). Mais ce chiffre reste encore trop important. Le chômage des jeunes doit notamment recueillir toute notre attention, car il est deux fois plus élevé.

Nous proposons de :

  • Faciliter la mise en relation des demandeurs d’emploi, des jeunes en apprentissage ou en fin de scolarité et des bénéficiaires du revenu d’intégration sociale avec les employeurs de la commune et des communes avoisinantes ;
  • Maintenir l’organisation de salons de l’emploi, de la formation et de l’insertion professionnelle comme le Printemps de l’Emploi ;
  • Soutenir la Maison de l’Emploi, regroupant l’ensemble des services actifs sur le territoire de la Commune en matière d’emploi et de formation : CPAS, Agence locale pour l’emploi, Actiris/Bruxelles Formation ;
  • Développer les partenariats entre la Maison de l’emploi, les centres d’insertion socio-professionnelle, les missions régionales pour l’emploi, etc. (organisation de permanences, de séances d’information, etc.) afin de mettre en place un Guichet unique de l’emploi permettant aux demandeurs d’emplois d’effectuer en un seul endroit toutes les démarches nécessaires à la recherche d’un emploi ou d’une formation, tout en incluant une mise à disposition gratuite d’outils de recherche d’emploi ;
  • Maintenir les activités proposées par la Maison de l’emploi en matière de préparation aux entretiens d’embauche, mais aussi d’information sur les aides régionales et fédérales à l’emploi ;
  • Mener une politique volontariste de mise à l’emploi et d’insertion professionnelle de demandeurs d’emploi fragilisés en activant les aides régionales et fédérales à l’emploi, notamment celles relatives au mécanisme des « articles 60 et 61 » de la loi organique des CPAS ;
  • Veiller à ce que les fonctionnaires aient accès à des programmes de formation continue adaptés à leur carrière. Donner également plus de possibilités de mobilité interne, y compris au CPAS, ainsi que des formations suivant l’évolution du « e-service» communal ;

Proposer des services attractifs pour les jeunes chercheurs d’emploi où la Commune pourrait, par exemple, établir un partenariat avec des structures offrant des formations modernes comme becode (école de codage).